L’agrivoltaïsme séduit de plus en plus d’exploitants agricoles qui souhaitent combiner production d’énergie solaire et activité agricole.
Mais qu’en est-il vraiment de la rentabilité lorsqu’on compare un GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) avec une entreprise tertiaire ou industrielle, dans un modèle d’autoconsommation avec vente en surplus ?
À travers l’analyse de deux projets concrets, nous allons voir pourquoi une étude agrivoltaïque dans un GAEC met en évidence une meilleure valorisation de l’énergie produite et une rentabilité souvent très intéressante.
Exemple concret d’un projet GAEC et de sa rentabilité en autoconsommation
Dans le cas de la plupart des GAEC, la particularité réside dans le fait que l’activité ne s’arrête pas et la consommation est quasi constante, même le week-end (traite, ventilation, froid, automatismes).

Quand les panneaux produisent, l’énergie est directement utilisée en autoconsommation.
Une étude agrivoltaïque GAEC effectuée sur Optiwize montre que la vente en surplus devient un complément de revenus secondaire plutôt qu’un pilier économique. Le plus gros des bénéfices est obtenu par les économies réalisées sur la facture d’électricité.

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Demander une démoExemple d’un projet entreprise (tertiaire ou industrielle) et de sa rentabilité en autoconsommation
À l’inverse, une entreprise tertiaire ou industrielle (bureaux, ateliers, usines, etc.) ferme souvent le samedi et le dimanche, ainsi que durant les principales périodes de congés (août, décembre, etc.)

Une part importante de la production est donc injectée sur le réseau sous forme de surplus, ce qui la rend moins bien valorisée que l’énergie autoconsommée et la rentabilité du projet devient fortement dépendante du prix de rachat, évoluant avec la réglementation.

GAEC, un marché en vogue pour les futurs projets photovoltaïques ?
Dans un projet photovoltaïque en GAEC, le profil de consommation 7j/7 colle mieux à la production solaire : l’autoconsommation passe d’abord, la vente en surplus devient un bonus. Une étude d’un projet agrivoltaïque en GAEC met ainsi en évidence une rentabilité plus élevée que pour un profil non consommant le week-end ou sur de longues périodes durant l’année, le rendant moins dépendant des prix de rachat du surplus photovoltaïque produit et maximisant les économies réalisées sur la facture d’électricité.
| Profil | TRI | Retour simple | Retour actualisé | LCOE |
|---|---|---|---|---|
| GAEC (agrivoltaïsme) | 10,1 % | 4,9 ans | 5,9 ans | 7,2 c€/kWh |
| Entreprise (semaine) | 9,3 % | 10,6 ans | 16 ans | 10,2 c€/kWh |
De plus, l’installation de panneaux sur les toitures de hangars ou bâtiments agricoles souvent vastes et bien orientés permettent de réaliser de grandes installations valorisant le patrimoine bâti, contrairement à la majorité des bâtiments tertiaires ou industriels.
Enfin, le statut de GAEC permet de mutualiser les coûts d’investissement entre associés permettant un partage du risque et le projet photovoltaïque peut accroître l’attractivité du GAEC pour de futurs associés.
Installateurs, visez simple et gagnant :
- Dimensionnez la juste taille pour maximiser l’autoconsommation d’abord, le surplus doit rester un “bonus”,
- Lissez la production (à travers l’orientation Est/Ouest des panneaux, ou l’installation de trackers solaires) et décalez les usages (froid, pompes, ventilation) sur les heures solaires,*
- Faites appel à des simulateurs précis qui montrent aux clients le ROI et les économies réelles qu’il va pouvoir réaliser ? Optiwize Pro est votre allié pour ça !